Spisique Phyrituelle

Encens, bougies, temples, statues, gestes et chants,
Ne sont pas de l’esprit sclérosé ou des leurres sur la voie…
Ils sont la prolongation dans l’univers physique de ce qui se joue dans l’univers subtil.
En cela, ils sont ce que la poignée est à la porte, c’est à dire des moyens d’actionner.
Et poignée et porte sont une seule chose.

Par le physique, ils ont prise dans le subtil.
C’est leur caractère concret: non pas fruits flottants hors sol, mais graines semées.

Aussi, ils sont ce que l’écume est à la vague: le résultat d’un long chemin que l’on envisage à la vue du rivage où grésillent les bulles mystérieuse.

Nés du subtil, ils ondulent jusqu’à nos corps.
C’est leur caractère sacré: non pas miroirs, mais cordes infinies.

Là où nous sommes, les portes s’ouvrent par les poignées,
et de notre rivage, on voit les vagues s’achever en écume.

L’esprit, le corps, pas de différence
Ne voir que l’esprit
Ne voir que le corps
Deux écueils.

Se penser au dessus des manifestations, c’est refuser d’habiter l’univers et se heurter à toutes les portes fermées.
Se penser au sein des manifestations, c’est refuser le sacré,
C’est laper l’écume et ne jamais goûter l’océan.

NiDr

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