Les sédiments mentent,
Ils s’accumulent et s’agglutinent,
Renforcent les parois des falaises,
Et les sols des pèlerins.
Le souffle doux les effrite et disperse
Leurs couleurs illusoires,
Leurs haines agglomérés,
Leur envies reflétées.
Ensemble, alors, marchons,
Sur la Voie délicate,
Où se perdent nos « je suis… ».
Et soyons pèlerins du présent,
Touchons les abysses de l’espace.
Sur la Voie du Soi,
Nous cheminons sans but
Et avançons sur place.
Nous marchons vers le cœur,
Glissons en profondeur,
Un pas après l’autre,
Un « pas » après l’autre,
Doucement, nous glissons…
Il arrive, par inadvertance, que le sol se reconstitue sous nos pieds.
Nous rejoignons alors la superficialité.
Pas à pas, nous continuons à laisser les strates
Se dérober, se dissoudre les unes après les autres.
Pas à pas,
« pas » à « pas »
Pas ceci, pas cela,
Néti, néti
Vraiment toucher le fond
Et remonter le cours
Pour habiter l’Amont
De tout
NiDr
