Bios 

Creuser la terre comme une seconde nature,
Un jour après l’autre, aller remplir le seau
Ces tas secs de terre poudreuse,
Qui s’effrite et s’envole

Puis creuser comme une nature profonde,
A force de fouiller le sol comme on respire, il faut bien que l’eau finisse par affleurer.
Pourtant, ne regarder que la terre qui s’amoncelle dans le seau, un jour, un autre jour.

Enfin, creuser sa respiration.
Mouler, pétrir, travailler le matériau psychique, entre les mains de la respiration.
La main gauche inspire, la main droite expire, 

La terre argileuse ondule, 
Âpre ou soyeuse, elle danse en mouvements.
Assister au concert, lui offrir les planches.
De nuit, de nuit, quelle opportunité!
Quelle chance improbable, et cela m’est donné.

Ces premières bulles, où l’eau joyeuse se mélange à la terre sont les prémisses de réjuvénation.

La renaissance aux mondes engloutis.
La maturité enfantine en puits de jouvance.

Toucher la zone de reprogrammation, où les cellules se réagencent en une structure jusqu’alors latente et en jachère d’expression. Ajout dimensionnel au modèle moléculaire.

Les électrons frétillent et photographient les cieux. D’un cliché pointé vers la nuit, embrasser tous les mondes.

Le cosmos jaillit, se déroule et disparaît, en un clic.

Une nanoseconde, tremper dans le liquide primordial, et l’éternité s’immisce.

Mille morts et mille naissances en un battement de cils.

Avaler la bibliothèque sidérale comme on déglutit une tisane de grimoire.

Franck

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