Nouvelles Voies

Stupéfaction lorsqu’il est donné d’apercevoir l’ampleur du travail qui s’accomplit la nuit.
En regard de mes rêves, même l’accomplissement de la plus acharnée des journées d’efforts fait pâle figure.
Et si le jour était fait pour que nous puissions nous reposer?


                                Ouvrir de nouvelles voies en rêve,
      Les emprunter le jour


Les nouveaux chemins du printemps neuronal se dévoilent
A mesure qu’ils se sculptent.

Les pieds de géant, jusque là tapis
Dans le double fond du décor,

S’aplatissent sur les herbes hautes
Et découvrent la vue, sans effort.

La voie était là, depuis toujours, vierge de mes pas.
L’air frais qui s’y brasse n’avait encore jamais atteint mes poumons.

De l’autre coté de la paroi éboulée,
En circuit fermé je pensais respirer.

Croyant humer le ciel, je trifouillais des cendres froides et sans saveur
En douceur, la densité des pierres — que jusqu’alors je dénommais parois
Se fait mousse, devient feuille, fond en sable et s’écume au delà.

En secret, dans le silence, la lumière grattait,
Chauffait de ses rayons patients la matière imprenable.
Aujourd’hui elle éclate à l’éveil de mes yeux.

Franck

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