Foketu

Ta haine, je la vois
Ta haine ne m’atteint pas.

Elle est l’écho sombre
Du marasme
Au sein duquel tu te débats.

Elle n’est que l’ombre

Du sarcasme
Que, maladroite, tu déploies.

Grossière et volcanique

D’ampleur catastrophique
En dépit de l’effroi
Ta haine ne m’atteint pas.

Ne sais-tu pas que je suis loin ?
Que tous ces codes incivils
Ne font justice en mon terrain ?

Large, sans contours, fluide et fertile
Il accueille les esprits libres.

Toi aussi pourrais reposer
Dans ces quartiers silencieux
De vent, de sable, de bleu, de paix
Si tu savais écouter mieux.

Mais le bruit des moteurs
Vrombissants, intérieurs
Déchire sans alerte
Cette aquarelle neutre.

J’ignore vraiment la raison
Qui inhibe les réactions 
Du trou béant, d’être saignant
Du sabre douloureux et lent. 

Les croyances enfin effondrées
Fertilisent le champ nouveau
Plus de culture, plus de saisons
Plus d’aventure ou de frissons.

Par delà l’équilibre étanche
Froid, devant l’immensité blanche
Je me tiens seul et n’attends rien.

Ta haine, j’entends bien, 
Mais vois ! Je n’y peux rien.
Aussi, il faut que tu.

Franck

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