La Vie se Gâche

La haine aux commissures, 
Elle dégouline depuis tes yeux.
Il semble que ce soir,
Il soit plus facile à détester pour toi
Que les autres
Ou que les autres soirs.
Tu prétextes, argumentes
Pensant noyer de mots
Le silence, bafoué.

Tu en es tellement loin
Que même cette distance
Tu ne peux l’apprécier.
— L’ampleur du décalage.
Tu n’entends le grand calme
Que comme un passe-temps,
Vite emballé

Entre télé et cône sucré.

Je pense que tu as raison
Surtout ne presse pas plus loin
Car les torrents de boue
Ont acquis une telle pression
Qu’ils t’ouvriraient la peau.

Ce soir, ses mots, ses regards et sa douleur
Te restent inaccessibles
Prisonnière des schémas
D’ostinati en trilles
Diaboliques.
L’unité est rompue
Sans prévenir, entaillée la veine
Obstruée la rivière.

D’opulentes giclées de bêtise
Inondent encore l’humus
De son cœur nocturne.
Le temps sait assécher,
Il doit faire son oeuvre.

En attendant, la vie se gâche
En abondance.

Franck

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