« Fouler l’Herbe Menue »

-Réponds-moi, le pied ! 5 paires de chaussettes te recouvrent !
-oui, mais j’avais si froid.
-et aujourd’hui tu ne peux plus marcher….Tu ne peux plus te plier !
-oui, mais j’avais si froid.

A protéger notre intime intimité contre les vents glaciaux qui l’assaillent, par amour, par respect, par instinct de survie, on finit par l’étouffer en surface, on rend difficile son expression.
Si bien que ceux qui croisent notre regard ne perçoivent plus son scintillement.
Aussi, sachez vous attarder dans les yeux glacés pour y déceler la flamme profonde qui jamais ne s’éteint.
Installez la confiance et enlever chaussette après chaussette.
Retrouver le pied nu.
Et à l’homme qui a froid, sachez présenter vos mains
Le temps qu’il cesse de regarder au dehors les arbres battus par les vents,
suffisamment longtemps pour que ses oreilles ne sursautent plus aux fracas de la pluie sur le toit.
Le temps qu’il comprenne qu’il ne peut en réalité avoir froid.

Démontez l’hostilité, voyez la protection agglomérée en couches incertaines
Étayez-en l’apparence puis retirez vous sans un bruit.

Article en lien :
Pensées de cirque, pensées de sons.

Franck Joseph

©FJ April 2019

Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS

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