Show Must (not) Go on. Empty Spaces….

En Zazen, tous les personnages finissent par sortir de scène. L’un après l’autre, ils quittent les planches.
Les trentenaires désabusés, l’amuseur public plus ou moins sur le retour, l’emphatique empathique, le solitaire endurci, le père facétieux, l’éducateur complice, la figure de proue familiale, l’artiste déçu, le musicien déchu….

Zazen peut commencer.
Un dernier spectateur s ’accroche pourtant en coulisse…
Zazen n’a pas commencé.
C’est le personnage du méditant, il faut qu’il renonce au spectacle…
Sans personne pour le divertir, le spectateur se lève et quitte le théâtre.
Zazen peut commencer.

Un zazen pour personne
un zazen de l’ombre
pour éclairer le monde.

Les personnages peuvent enfin revenir, mais leurs discours s’épuisent dès lors que la croyance commune en l’histoire qu’ils déroulent a cessé de faire salle comble.

Le commun accord est décousu, fini de faire « comme si ».
Si seul l’acteur simule la vraie vie, il n’y a plus guère de spectacle mais une pathétique gesticulation.
Noyée de joie.

Franck Joseph

©FJ May 2019

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