Parfois, Zazen est le Veau d’Or ( A Zealot Zazen )

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Faire zazen zazen, zazen, zazen, zazen, jusqu’à l’obsession, jusqu’à la nausée.
Chercher la quantité. Enfiler les heures comme des perles aux colliers de nos cous, puis faire ployer nos échines sous l’idéologie de l’anti-idéologie, le poids de l’épaisse obstination.

Faire zazen comme une fuite. Celle de l’insecte rampant, pris entre le carré formé par mes pouces et mes index. De doigt, en doigt, en doigt, en doigt, l’insecte marche, tourne, essaie, tourne encore. Comme la mouche de vitre en vitre traverse la maison et retraverse encore.
Enfin passer par la fenêtre ouverte, c’est arrêter de faire zazen comme une brute dont les lèvres écument alors qu’il bredouille un ‘zazen’ libidineux.

L’addiction aux endorphines fait courir le sportif.
La piste de course circulaire du zazen forcené engloutit le pratiquant pour quelques milliers de tours gratuits.

Zazen pour chercher quoi ?
Celui qui fait zazen comme ça
Cherche à s’enfuir, cherche à se fuir.

Celui qui s’insurge à l’énonciation d’une telle dénonciation ne connait pas le pouvoir d’une assise courte et solitaire, de celles qui sèment le rire devant les longues heures de tortures en groupes.

Mais que fuient-ils dans cette bulle de valorisation ?
Le micro microcosme offre l’alibi au déserteur de vie.
Un service secret garantit la tranquillité d’esprit en accordant une nouvelle identité.

Témoin de la vie, qui te traque aujourd’hui ?
Trappeur de la vie, pourquoi te prélasses-tu dans le refuge
Alors que ni la nuit ni la tempête
N’ont prise sur toi ?

Zazen est bien plus grand que zazen,
si grand qu’il ne saurait tenir dans un mot pittoresque.

Franck Joseph

©FJ  May 2019

Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS


English Version :    A Zealot Zazen

 

 

Zazen, zazen, zazen…. until it becomes an obsession,
Then zazen again, zazen some more, until it makes you nauseous.

Searching for quantity….threading hours of life on the rope of practice,
like beads weighing down on our necks,
bowing our heads under the burden of the ideology of no ideology,
thickening our minds day ni day out.

When zazen is escaping. Like a crawling insect trapped in the square of my thumbs and index fingers…It moves from one knuckle to the other, it turns around, tries again, turns once more, comes back and crosses its cage one more time.

Finally fleeing through the open window of the sky : this is putting an end to practising like a lout foaming at the mouth as he stammers a libidinous ‘zazen’.

People often jog out of an addiction to endorphins.
The running track of a zealot zazen practice engulfs the practitioner for a few thousands free rides.

Zazen for what ?
Meditating like that
Is trying to escape
Oneself, mostly.

If you are rising up at the utterance of such hidden frailty, you probably don’t know the power of a short and solitary sitting session, one of those who make you silently laugh at strenuous group torture assemblies.

What are they running from ?

This micro microcosm surely offers an alibi to life’s deserters…
They have met special secret services agency providing a new identity.
Have they ?

Witness of Life, who’s hunting you down ?
Hiker of Life, why are you lounging in the refuge ?
When neither the night nor the storm 
Can really get you.

Zazen is much wider than zazen
So wide it can never be countained in any framework
(however exotic)

Franck Joseph

©FJ  May 2019

Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS

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