Pourquoi méditer? Et où se trouve la vie?

Mise à jour d’une note ancienne, écho à
Effets Secondaires Désirables


La vie n’est pas sur un coussin. Elle est aussi sur le coussin.
La vie est sur le coussin lorsqu’on s’y trouve.

La méditation peut être perçue comme une antichambre, un sas–d’apprentissage ou de décompression–, un laboratoire au sein duquel nous expérimentons nos mécanismes intérieurs.

Les pensées défilent, et pour peu que nous les observions depuis une relative neutralité émotionnelle, nous les verrons porteuses des stratégies qui fondent notre rapport aux autres et à nous-mêmes. Ici, le terme de relaxation n’est pas forcément celui qui s’impose à nous…Car on ne le dit pas assez : ce n’est pas toujours une sinécure.

Avec la pratique, naturellement, nous devenons de plus en plus familiers de ces stratégies, et du caractère astucieux tout autant que ridicule, improductif, myope de leurs enchevêtrements. Nous constatons qu’elles nous mènent à toujours plus de frustration, de solitude…

Progressivement, nous devenons aptes à les identifier en dehors de ce cadre privilégié qu’est la pratique de la méditation.
C’est alors qu’entre en jeu le pouvoir de transformation de nos vies offert par cette pratique.

Ce n’est ni un outil magique, ni une thérapie révolutionnaire. C’est une occasion de présence à nous-mêmes qui ne nourrit pas d’autres promesses que celle de nous permettre de réaliser nos inconséquences.
Elle infuse alors nos vies et de là, peut découler le changement.

L’espace, dont nous pouvons faire l’expérience par le biais de la pratique, est ce que nous pouvons offrir à ceux qui en sont plus ou moins dépourvus et demeurent en proie à leurs logiques circulaires étouffantes.
La sérénité est la conséquence de cet espace élargi. Les événements-petits ou grands- sont accueillis indifféremment.

S’ouvre alors une sphère d’expression et d’écoute toute autre, dans laquelle nous aurons moins tendance à enfermer nos interlocuteurs dans une image a priori. L’expérience de la tolérance à notre égard devient transposable dans nos rapports aux autres.
De la tolérance à l’acceptation; de l’acceptation à la compassion.

Franck Joseph

©FJ May 2018

Poèmes, recueils, articles et romans disponibles en format papier : LIVRES ET RECUEILS

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