Ecouter par delà le Conflit

Lors de la situation de conflit, plus ou moins ouvert, les individus qui se sont laissés piéger dans le tunnel étroit, souffrent de l’absence d’oxygène dans le feu de communication.
Il leur semble qu’il n’ait rien qu’ils ne puissent faire : la relation est vouée à s’éteindre.

Pourtant, il n’est pas de non communication.
Toute information qui se fait jour en moi est porteuse de message.
Dès lors que celle-ci me vient à l’esprit
Elle devient communication.

Lorsque les canaux d’échanges sont obstrués, la communication est toujours là.

Et hors de ma conscience, elle ne saurait être un problème.
Ce que l’on appelle non-communication est en réalité conscience d’une communication dysfonctionnelle :
Si je déplore l’absence de communication, je fais de manière sous-jacente le constat d’une communication ayant eu lieu.

Le vrai problème pour autant n’est pas la dysfonction de cette communication, mais la forme impactante qu’elle a sur au moins un des êtres impactés.

Elle n’est pas non-chose car c’est très concrètement qu’elle ampute l’une des parties de son potentiel énergétique.

De la fumée évanescente de l’encens, une grande partie est évacuée par la fenêtre ouverte au-dessus du bâtonnet. Dès lors, on ne connaîtra jamais vraiment la beauté des tableaux que les volutes sculptent dans une danse fluide.
Tout au plus, quelques vagues émanations qui rappellent ce potentiel, voilà tout.

Cette communication dysfonctionnelle est une enclume dans le bassin toujours trop étroit de nos existences. Faut-il dissoudre cette enclume et élargir le bassin ?
Ou quitter le bassin ?

Je crois que la seule façon de dissoudre cette enclume, c’est en élargissant le bassin et que la meilleure façon d’élargir le bassin, c’est de le quitter.
Cette étape est intérieure.

Le départ physique (quitter physiquement la personne de l’autre côté du couloir de communication ) ne rime à rien s’il n’y a pas de départ intérieur. 

Au contraire, tout comme la non communication est communication, le départ physique n’est qu’attachement accru.

Le départ intérieur suffit. Il est l’expression d’une grande liberté.
Il se pourrait même que cette liberté soit la vraie clé de l’établissement d’une communication qui n’ampute pas l’être de son potentiel.
Une fois encore, ce ne sont là que circonvolutions pour parler de non-attachement. Il convient à chacun d’investiguer et d’investir la salle du chaudron de la Libération.

Concluons : le départ est intérieur. Il libère les contributions des chaînes d’une communication dysfonctionnelle.
Il offre à soi et à l’autre la possibilité de se mouvoir à nouveau .
Et de là, ….

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