Assis Devant La Vitre

Le mental attire à lui l’énergie intérieure, physique et psychique et les consume dans le brasier de la salle des machines.
L’utilisation conventionnelle du mental est une utilisation malheureuse des ressources.

C’est pour cela que l’homme en zazen regarde devant lui… il contemple la porte du brasier et le flammes qui dansent sans fin.

Parfois, il se trouve dans ses flammes à souffrir mille supplices sans s’en apercevoir, trop occupé à consumer les énergies en amont.
De part et d’autre de la vitre.
C’est cela le sens de sarvam dukkham
Tout est souffrance.
Il faut s’être trouvé dans le brasier, puis avoir observé les flammes, pour s’en apercevoir.

Assis devant la vitre, le bodhisattva peut inviter les êtres à un autrement, il peut croiser les regards sans aller faire fondre sa propre peau.
Sans la conscience de ce bodhisattva, à cet instant, tout n’est qu’enfer, chaos et souffrance.

©FJ April 2025
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3 commentaires

  1. Même si «Les Bouddhas naissent dans le feu» et que sarvam dukkham, pour la voie de la Grandeur (Mahayana) peut être que tout peut au contraire être libération ? Demain je mettrai un article sur
    le chapitre Gabyô et Dôgen qui pose la question « Une galette peinte apaise-t-elle la faim ? » et comme d’habitude il triture cela pour dire l’inverse de ce qu’on attend qu’il dise. Oui on peut se nourrir de peinture, car tout est peinture. La souffrance elle est aussi. Juste s’asseoir et laisser faire le reste
    chaleureusement
    Frédéric

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