Compassion Du Non-Agir

Voici un cas où, pour alléger la souffrance à laquelle nous assistons, la meilleure chose à faire est de ne rien faire.
Car, et j’ai le sentiment que cela est plus souvent le cas qu’il n’y paraît, si nous mettons en place tout ce que nous pouvons envisager pour alléger cette souffrance primaire, le niveau de souffrance secondaire (par voie de conséquence), physique, psychologique serait au final bien supérieur à celle que nous tentons d’atténuer.

Le non-agir est alors la voie de plus grande compassion.

Je m’interroge: cette souffrance secondaire, supérieure à la souffrance primaire n’est elle pas voie d’apprentissage de sagesse, chemin de pratique ?
Au contraire, n’est-elle pas ce qui nous détournera de la pratique, sagesse, en nous exténuant, en sollicitant toutes les ressources que nous ne serons plus en mesure d’investir dans la voie,
Agir est alors la voie de plus grande sagesse.

L’agir, le non-agir,
agir depuis le non-agir, sagesse et compassion,
Aller jusqu’où dans l’agir ?
Jusqu’où aller dans le non-agir ?

L’écueil de l’agir est l’épuisement, par attachement à l’issue
l’écueil du non-agir est le détachement,
Agir, non-agir,
Agir depuis le non-agir,
Ni attachement, ni détachement,
Laisser là toutes ces questions d’agir et de non-agir.

©FJ August 2025
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