Dans l’épaisse jungle de vieillesseAu travers de laquelle j’avance,Les branches des arbres, les ronces des buissons,Les animaux fous qui courent en sens inverseAbîment, trouent, arrachent
Dans l’épaisse jungle de vieillesseAu travers de laquelle j’avance,Les branches des arbres, les ronces des buissons,Les animaux fous qui courent en sens inverseAbîment, trouent, arrachent
J’ai croisé son regard de lumière,L’éclat sortant de ses yeuxS’est reflété dans les miens Vérité nueBonheur sans fard La reconnaissance a eu lieuUne seconde ou
L’oiselle nourrit l’oiseau en dehors du temps et le nid est offert sans retour à celui qui s’y pose.Faire Zazen dans la nature et se
L’ombre du feuillageDepuis le jardin, par dessus la clôtureOndule lentementVent printanier Frappé de beautéEt doute éteint Traverser la vie à piedSur un tel cheminSaupoudré de
Le faire perd.L’ultra-faire anéantit.Dans les mousses agitéesDe l’action désorientéeS’amassent les poussières de compensation.Elles se condensent en boule jaillissante de feux follets. Et tout ce temps
Cette force mentale, il faut la rassembler sous le joug d’un harnais.C’est déjà là une grande diffficulté, tant chez certains les chevaux peuvent être jeunes,
Tant que tu ne résides pas dans l’absolu, tu es en fuiteNe te mets pas en quête de l’absolu, car alors tu fuieraisIl faut que
D’indicibles bruits déciment les forêts de mes nuits.Les habitants, ancestraux, résidents amicauxFuient vers d’autres noirceurs silencieuses.La pluie acide des non-ditsEffeuille les d’attitudesEt de nécessités.Amicaux, pourtant,
Tant que les poussières des sables voleront devant ses yeux.L’homme cherchera toujours à joindre les points, à figer le mouvement pour dessiner le paysage. Zazen.
Zazen permet d’enfin regarder le trauma.En zazen, voir enfin le trauma.Losque l’assise est stable et que les vents ont semé le silence.Zazen découvre le traumaLe
Allongé, allanguiDans le sofa des penséesLa mollesse m’étreint,Abreuvé et nourriPar les écrans hallucinés Quitterai-je l’écrinLa pellicule grasse de confort ?Saurai-je voir encoreQuand les coussins m’engloutirontDans
En Zazen, le coeur du monde est pénétré.Pourquoi encore aller discutailler sur les outils et les heures les plus propices pour gratter la croûte des
Le Mahayana permet tout aussi bienLa respiration entre des focalisations succcessives que l’embrassement de l’ensemble des schémas. La coexistence des cosmogonies ne saurait destabiliser un
Le cadeau de l’existence, enfin exister — cadeau permanentDepuis la nuit des grâcesL’existence abondanteLa grâce du désarmement joyeuxRien à défendre et rien à conquérir. ©FJ
Dieu est cette beauté,Toute simple, douce,Le grain du réel,Inimitable et permanentqui attend ma présence. C’est devant cette simplicité,Vers cet accueil permanent que je m’incline. ©FJ