14H-15H RDV avec le Conseiller Financier

« L’argent ne me pousse pas sur le dos » = mes ressources financières de sont pas infinies.

D’une manière générale, le propre d’une ressource est d’être limitée. Arrive alors la notion de gestion, d’optimisation d’utilisation.

Financières d’abord, humaines ensuite, naturelles enfin. Notre monde extérieur est totalement « ressourcisé ».

Quelle idéologue terroriste trouve-t-on encore pour croire « que les arbres montent jusqu’au ciel » ?

(Ah oui, il y a lui. Lui aussi. Donc tous ceux-là. C’est vrai, j’y avais pas pensé.)

Pourquoi en irait-il différemment de notre monde intérieur ?

Quelque soient nos ressources elles sont sujettes au temps auquel nous-mêmes sommes sujets. Celui-ci est en soi limité. Ainsi il en va de notre planning : le mercredi, de 14h à 15h, je ne peux pas avoir tennis, piscine, danse et arts plastiques, lire un livre de 250 pages et me vautrer devant un talk-show… A moins de déployer des trésors de gestion justement, avec une productivité certainement minimale, car mes capacités d’intégration, de digestion des connaissances et apprentissages sont elles aussi limitées. Variables selon les individus, mais limitées. Je pense au ridicule absolu d’une scène contemplée récemment en univers urbain : deux joggeurs, l’un donnant des cours d’anglais à l’autre, tout en courant. Ridicule de l’optimisation si le processus perd de vue la notion (rassurante) de limites.

Ainsi, qui que je sois et où que je me trouve, je m’inscris dans le temps, et mon capital intérieur est limité. En partie, il peut se régénérer, mais encore une fois, cette régénérescence dépend d’une multitude de critères (environnement socio-affectif, éducation, maturité, capacités de recul, sommeil, degré de satisfaction des besoins biologiques…).

Franchissons aisément les caps de la dématérialisation propres à ce domaine : c’est donc en tant qu’investisseur financier, qu’il nous faut nous situer avant de choisir la sphère à laquelle nous pouvons dédier notre capital intellectuel, si nous voulons qu’il me rapporte suffisamment pour pouvoir l’investir ailleurs (autre apprentissage, investissement social, familial, amour propre, développement personnel…).

Quelle est la stratégie d’investissement personnel que nous mettons en place avant d’engager cette énergie intérieure. La nature limitée incite à ce pas de coté avant d’appeler son banquier (ou son libraire).  Envisager le facteur risque (au regard de l’objectif final) ainsi que la portée : court, moyen, long terme ?

Apprendre une nouvelle langue ? Lire un livre politico-diffamatoire ? Un horoscope bidon ? Regarder une « plage » de pub ? (Horrible déviation du langage ici : illusion de relaxation inoffensive…)…

Quelle est à cet instant ma capacité réelle d’investissement ? Ne serait-il pas conseillé d’attendre ?

Et quel meilleur conseiller en investissement peut-on trouver ? Qui de plus expert en nous mêmes que nous-mêmes ? Mais saura-t-on alors s’écouter ? Les pulsions du moment ont aussi un rôle à jouer sur nos équilibres nano-économiques.

A fortiori dans ce cas, l’investisseur en ressources intérieures se doit d’être éthique.

D’ailleurs comme pour une politique nationale, aucun choix n’est jamais anodin et des effets secondaires pas toujours souhaitables peuvent advenir (lecture de BHL, identification avec le personnage, quête effrénée d’un sosie d’Arielle, amour fou, désillusion…abandon de 5 enfants, pour aller courir le monde).

C’est si compliqué.
Sinon on peut aussi juste vivre.

(Ou écouter de la musique pour une adhérence optimale au temps…)

NiDr

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