Sur un Banc de Sable, Hissé par les Flots…

En quoi le rêve n’est-il qu’illusion?
En quoi le jour ne le serait pas tout autant?
Et si l’un et l’autre étaient tout aussi vrais? tout aussi erronés?

Il existe un endroit qui n’en est pas un,
Il est aussi des moments qui ne passent pas vraiment.

Quelle douceur et quelle lucidité que de se trouver sur un banc de sable, en plein océan, debout, les bras grand ouverts: la Vie du Rêve à ma gauche et la Vie du Jour à ma droite.

Cette langue de sable, entre deux mondes, je l’habite parfois– une Réalité qui transcende les deux océans, qui ne les sépare pas.

Vu du Jour, le banc de sable est la limite de la nuit; vu du Rêve, il initie le quotidien. Mais, une fois dressé sur son dos, il n’existe pas.

Aucun de ces deux rivages n’est plus réel que l’autre, ni ne mérite plus d’attention.
Chacun est le reflet de l’autre et chacun le contient.

Le monde que, par manque de perspective, on nomme « quotidien » contient en lui le rêve.
Celui que, par ignorance, on appelle « nuit » contient en lui le jour.

C’est dans l’observation de leur égale illusion que l’on touche parfois:
Le temps qui ne passe pas,
L’espace qui ne s’étend pas.

Toujours une vague de rêve me porte sur les rives du quotidien
Et l’écume du jour n’en finit pas de me pousser au rêve.

Heureux, sur un banc de sable au milieu,
Ne plus appartenir,
Et infiniment vivre.

NiDr

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