Carnet: bribes, serviettes, lamelles, cartons, A4, sachets de thé, peau,

Ci dessous, les très courtes entrées que l’on pourrait abusivement appeler ‘aphorismes’. Elles constitueront la dernière partie du troisième recueil à venir. Ainsi cet article est en cours d’élaboration…

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-Dire ‘non’ à ce qui se présente, c’est se croire plus intelligent que la vie.

-Suivez-moi, nous allons nous faufiler entre les mailles du pourquoi.

-Ecrire, c’est une opération d’investigation à cœur ouvert, avec pour seule scalpel, la plume. C’est doux, c’est long, caressant. Et bien plus pratique pour voler.

-La méditation, c’est voyager au fond du cosmos, et revenir.

-Les sutras sont l’assise du pauvre.

-Les commentaires de textes sont comme des filtres. A chaque commentaire, on ajoute une épaisseur et on tend davantage vers l’obscurité.

-Les textes ne nourrissent pas la pratique. La pratique met en lumière le texte. L’assise insuffle la vie aux lettres mortes.

-Résistance à l’air=résistance à l’être.

-Perdre, vraiment perdre, c’est profondément gagner.

-Si je suis la Voie, je suis la voie.

-Un chemin n’appartient à personne. Il s’emprunte.

-Cette question en double hélice code et décode les mondes:

   -quel est le fond de la forme-quelle est la forme du fond?

-Le Zen, c’est la pureté de l’essence, le cœur de chaque spiritualité.

A force de faire comme si, on participe au cela qui se fait.

-La persistance rétinienne crée l’illusion. Deux images consécutives d’un même film sont deux images, consécutives. Elles ont surtout en commun d’appartenir au même film.

-Le non-soi dont parle Dogen est en fait le très-soi, le tréfonds du soi.

-C’est la possibilité du choix en faveur du non-mouvement qui fait notre grandeur.

-Existence primaire. Ces choses qui arrivent, arrivent-elles vraiment s’il n’y a personne pour les appeler et personne pour les recevoir ?

-assis en posture de recueillement, les livres peuvent être réduits en cendres.

-Ce n’est pas qu’il n’y ait rien qui mérite que nous le prenions mal. C’est qu’il n’y a, en définitive, personne pour prendre mal quoi que ce soit. Ce n’est pas qu’il n’y ait rien que nous devrions prendre personnellement, mais personne pour  recevoir ce qui aurait pu être mal pris.

-L’ignorance émise est reçue par l’absence de receveur. L’absence de receveur est le vide. Pourtant, l’ignorance est accueille.

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