S’accrocher au diaphragme, solidement amarré
Et aux parois nasales qui connaissent le cap,
Voilà ce que je fais lorsque les remous frappent
La coque à pleine vitesse.
Portées depuis le large, les vagues
Finissent par
Cogner.
Foi dans les mots du matelot en vigie,
Il voit de l’autre coté des nuages et du vent.
Croire en l’embarcation qui ploie mais ne rompt pas,
Quand l’œil terrifiant du Cyclone Passé
Scrute, sadique, nos planches et nos cordages.
Et faire de la place pour que le vent s’exprime,
Laisser les voiles battre et la barre osciller.
Encaisser en souplesse la colère des éclairs.
Leurs éclats de ténèbres illuminent un instant
Les aspérités pourpres des voiles en lambeaux.
Eux aussi, épuisés, pourraient bien se surprendre
Du peu d’écho que trouve le tonnerre en nos cœurs.
Assis au fond de cale
Heureux dans la tempête
Caressé au visage par les rayons soyeux
Au travers des nuages elle grésille un peu.
Franck
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