(Vacances ; Au Soleil)

L’ensemble des crispations mentales semble fondre avec la caresse du soleil du ma peau.


Vacances au soleil.
Le constat est immédiat, chacun peut en faire l’expérience, inutile de s’appesantir.
La chaude main des rayons solaires a le pouvoir d’évaporer les considérations mentales pesantes. C’est littéralement merveilleux.

Pour une fois, on ne va pas en faire tout un poème. Cela se passe en dessous des mots, en dessous des peaux.
Les plus beaux des vocables et la plus fine des élégances pour les agencer sont incapables d’égaler la puissance directe du soleil.
le Soleil : 1
le Poète : K.O.

Prenons ce qui nous reste et balbutions quelques minutes autour du soleil.
Passons en revue les raisons qui pourraient justifier du fait que les vacances au soleil sont seules capables de générer en nous une apaisement si profond.
Comme dans tous les bons articles, commençons par une définition.
(Vacances ; au soleil).
Ici nous avons dans le même bloc un élément temporel (vacances) et une indication spatiale (au soleil).
(Vacances ; au soleil) est donc une coordonnée, une position sur la grille de la vie, une adresse cosmique.

A n’en pas douter, cette conjoncture est hautement favorable à la prise de distance avec nos soucis.
Par contraste, les effets de cette mise à l’écart de nos préoccupations habituelles devraient en conséquence être plus importants chez ceux qui, le reste de l’année résident sous un climat peu clément (pas de soleil) et travaillent d’arrache-pied (pas de vacances).

Pourtant cette condition d’éloignement relatif à ces coordonnées de vacances, au soleil ne semble pas pertinente pour expliquer la radicalité de l’effet apaisant qu’offre cette position.

Le break. La vacance de contraintes pour opérer cet effet de relâchement. en parallèle, d’autres touristes traversent un pays entier, plusieurs fuseaux horaires en avion pour accéder à cette condition favorisante du soleil, et pourtant leur espace mental ne parvient pas à opérer cette vacance d’activité des thématiques de leurs contraintes usuelles. En clair, il est fort possible d’être au bord d’une piscine dans un club à Bali et d’être en proie à d’acides ruminations, et d’être heureux comme un pape, dans un café de Dunkerque en pleine saison d’automne.

Le soleil et les vacances sont au mieux une condition favorisante.
Nous en arrivons à la conclusion que, si les vacances au soleil sont des adjuvants, des catalyseurs de bien-être psychique, elles n’en sont pas le principe actif.

Celui-ci reste intérieur, ce qui est une excellente nouvelle.
Etant totalement tributaire de notre écologie personnelle, il est donc possible d’inviter les vacances au soleil au cœur même de notre quotidien grisâtre de labeur.

Laissons-nous aller maintenant à un petit dérapage ludique.
Transposons ces termes. Sortons les de leur contexte d’usage.
Vacance devient recul, et soleil devient saveur (Il faut preserver ce que le toucher de l’astre a de charnel, d’immédiat, de délicieusement intraveineux.)

L’expérience particulière des vacances au soleil devient alors le recul savoureux, disponible partout-tout le temps dans le mode d’habitat de celui qui ne fantasme pas son environnement.

Le soleil se respire aussi par ciel d’hiver
et offre à son hôte une résidence de vacances d’où il peut observer le monde.
Aussi savoureux que le soleil sur ma peau,
l’air dans mes poumons
aussi apaisant que le recul des vacances,
la conscience.

Laissons-nous dériver encore un peu et voyons les vacances au soleil devenir le recul savoureux de la respiration consciente.

Franck.

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