La Conscience Escargot

Voici quelques questions-repères :

-dans quelle strate de la conscience se situe-t-on majoritairement au quotidien ?

-‎dans quelle strate de la conscience est on le plus souvent coincé ?

-‎et l’autre, depuis quelle strate opère-t-il au quotidien ? Et dans laquelle est-il le plus souvent coincé ?

-‎jusqu’où peut-on descendre ?

Au plus la strate de conscience que nous occupons est profonde, au plus il est aisé d’embrasser d’autres strates plus superficielles.

Plus nous descendons le long de l’échelle et plus la capacité inclusive augmente (ou plus la conscience devient plastique).
C’est ce processus qui, par ailleurs, est appelé compassion, non-jugement.

Il ne semble pas y avoir de règle quant au passage d’une strate à l’autre. Les sauts peuvent être contigus, progressifs ou s’opérer sous forme d’enjambements fulgurants, inattendus.

De manière certaine, la familiarisation avec ces mouvements le long de l’échelle de conscience, par la pratique de la méditation, procure une fluidité et une confiance sereine.

Plutôt que l’image d’une échelle classique, on pourrait se représenter la conscience sous forme l’échelle-escargot :

Une échelle souple, enroulée sur elle-même quelque peu similaire aux brins d’ADN en double hélice.

L’extrémité de l’escargot, le bout le plus périphérique correspondant aux états de conscience quotidiens, superficiels, empruntés en l’absence de pratique.
Le rayonnement est très limité et ils n’ont de vue, au mieux que sur eux mêmes.
À mesure que l’on avance vers le centre de l’escargot, les strates que l’on emprunte communiquent avec les échelons de surface et tendent à rayonner toujours au-delà d’eux mêmes.

Avant de percevoir que nous ne sommes pas une coque vide et isolée, il faut avoir arpenter sa propre échelle-escargot.

À mesure que notre capacité d’inclusion augmente, d’autres coquilles commencent à scintiller sur les feuilles, l’herbe et des arbres alentour.

La stabilité fluide des échelons centraux, ceux que dessert le centre de la coquille, ont une vision élargie de l’ensemble de la structure.

Quant au centre du centre, il se pourrait que cette vision inclusive ne soit plus limitée à sa seule coquille mais pénètre l’ensemble des structures conscientes. Être un individu escargot ne signifie alors plus grand chose.

Quant au centre du centre du centre…

Franck J.

4 commentaires

  1. Si j’ai compris le message (enfin je crois 😉 ) je n’ai pas bien compris l’image. Se déplacer suivant la spirale de l’escargot du centre vers plus d’ouverture à l’extérieure (auquel cas le centre du centre n’est plus au centre) ou de l’extérieur vers le centre (auquel cas cela donne l’impression de plutôt plonger en soi que d’ouverture ?)
    Mince qui m’appuyé sur mes cornes elles se récroquevillent 😀 😉

    Merci pour tous ces textes

    chaleureusement

    Frédéric

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Frédéric…
      Oula.. vous m’emberlificotez…
      L’idée maîtresse est celle de la plongée en soi ( de l’extérieur de la coquille vers l’intérieur…le centre). Ce qui est paradoxal puisque c’est au centre que l’on trouve l’extérieur ( l’autre)..
      Ce rétrécissement ( fond de la coquille), permet l’élargissement ( Monde/réalité)

      …bon, ce sont mes cornes qui surchauffent un
      Comme souvent, c’est très simple et purement experienciel.

      Je relirai tout cela à coquille reposée.

      Merci à vous pour vos lectures !
      Amicalement,
      Franck

      J'aime

      1. ahahaha, merci Franck de ta réponse. Loin de moi l’idée d’avoir le pouvoir de t’emberlificoter (j’adore ce mot) 😀
        Mais en effet l’image est paradoxale, ce qui ne la rend pas moins intéressante, c’est un peu l’image du sablier, il faut aller vers quelque chose de plus en plus petit, resserré, pour ensuite s’ouvrir et s’élargir, prendre de l’espace.
        Le risque (pour moi) de l’intériorisation c’est d’avoir des personnes qui justement restent intériorisées, centrées sur elles-mêmes et oublient qu’elles sont du monde aussi et de vivre dans ce monde, ne serait-ce que pour être soutenant pour les personnes qui souffrent et qui en font la demande.
        Encore merci pour tes textes
        Chaleureusement
        Frédéric

        Aimé par 1 personne

      2. Salut Frédéric…
        Je crois que tu as raison.
        Le renfermement sur soi peut être alors vu comme un indicateur fiable d’une intériorité dévoyée (?)…

        J'aime

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