On finirait par le trouver mignon…

Il est vraiment fascinant de voir se concocter, puis défiler toute la gamme folle des excuses pour échapper au présent.

Il est triste aussi de nous voir y croire, tant ces mouvements intérieurs sont grossiers, puérils, pauvres et répétitifs.
Il faut vraiment être perdu pour remettre à plus tard.

Le moment s’offre, chargé d’amour-conscience.
La vie frétille par transparence.

Et nous refusons d’ouvrir le paquet.
Toujours un projet, une stratégie, un plan à mener,
Toujours une tension qui nous appelle, une habitude qui se glisse et nous dérobe à l’être.

Toujours un « justement.. » ou un ajustement,
Une oreille tendue à ce qui, en nous, ment.

Si j’observe chacun de ces cambrioleurs illusoires, je m’aperçois qu’au centre de l’élan qui les anime se situe une constante : un intérêt pour moi-même.
Chacun, à sa mesure, est une production égocentrée.
Chacun recouvre d’un voile le moment nu.

Cet instant sans fard a effectivement de quoi mettre l’égo en panique.
Ne connaissant souvent rien d’autre, il lutte ainsi pour sa survie.
C’est alors qu’il faut toute la compassion du monde pour le laisser déployer ses frayeurs de chaton que le vent lointain affole.
Le soir venu surtout, il dévale dans le salon, de gauche à droite, fait tomber les vases, renverse les livres et griffe au passage le canapé de velours…
La pratique du recueillement élargit le salon.

Par le souffle, à chaque inspir, repousser les murs de manière à ce que les dégâts causés par notre chaton deviennent anecdotiques, sans importance.

Nous habitons le salon, la maison, le quartier, l’univers,
Pas l’esprit du chaton, saisit d’un bruit imaginaire.

Recueillis puis transformés par l’amour-conscience, ces élans mentaux ne trouvent plus l’énergie nécessaire à leur manifestation.
Au chaton, l’énergie finit par manquer. Il s’épuise, se pose et s’apaise.
.
-Le vouloir-plus
-Le vouloir-mieux
-Le vouloir-encore

Voilà ce que le vent lointain murmure à notre esprit-chaton et le conduit de mur en vitre, et du sol au plafond.

Ces trois moteurs sont les stimulants de nos sociétés modernes. Cette idéologie de l’égo sous-tend nos vies d’absence et de rareté,
Vécues depuis la cervelle agitée.

Ce n’est pas que la maison se sente seule, ni même qu’il y ait une ville réelle pour l’abriter,
La danse des planètes, a toute l’éternité.

Franck Joseph


©FJ sept 2018
Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS

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