Demain ne Meurt Jamais (note perso ?) / badinerie ?)

Comment se fait-il que nous sous-estimions la solidité du lien de continuité entre un jour et le suivant ?

Ce point dont, le soir venu, je doute de me rappeler le lendemain et pour lequel je note intimement qu’il ne faut surtout pas que je l’oublie…. s’impose naturellement au matin, dès le réveil avec un évidence raillant toute nécessité de rappel.

Le manque de confiance dans la continuité de la conscience est un programme ancestral.

D’une part, il révèle l’enseignement de l’expérience que nous avons des jours qui ne se lèvent pas, les fins du monde, les fins de monde, les petites morts, qui deviennent grandes.
Cette peur de l’oubli, de la discontinuité n’est pas un pur fantasme. Elle s’est produite auparavant. La situation du jour qui ne pointe pas se présentera à nouveau.

D’autre part, cela souligne la connaissance profonde de la nouveauté de la conscience de demain. Chaque demain ouvre sur un nouveau moi. Nous savons aussi cela.
Ce nouveau moi de de moi, lorsqu’il émerge de la nuit, je le relie au précédent par facilité d’usage ou par habitude et laisse ainsi s’échapper un peu de son potentiel d’évolution.

Enfin, celui qui ce soir tend la main à celui de demain, manque de foi dans sa faculté à opérer spontanément depuis  l’ensemble des évènements présentés par les vents du jour nouveau.

Demain renaît, et demain peut, car, autant qu’hier, demain sait.

Franck Joseph


©FJ oct 2018
Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS

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