La Lourdeur, le Pâteux

Avec l’alcool, la lourdeur
Dès la première gorgée, le pâteux.

Cette lourdeur pâteuse s’insinue dans l’estomac. De là, elle colore tous les sentiments. L’écran entre l’homme et le monde s’épaissit et devient un matelas molletonné.

Avec le verre, les verres et les années,
il devient cloison puis mur capitonné
où l’homme hurle au ciel inaccessible
et cogne poings et crâne
contre la brique,
sourde et stupide.

Voilà ce qui jaillit à l’esprit avec clarté.

Pour cela, il faut avoir déconditionné l’armada des justifications cartonnées. Elles sont excuses à destination de soi-même et servent à légitimer une utilisation répétée des boissons alcoolisées.

Celle ou celui qui a cessé de consommer l’épaisseur sous forme liquide pendant suffisamment  longtemps, et qui du fait d’un contexte appesanti, des convenances, des appréhensions à refuser ou de l’occasion bête et méchante, se retrouve verre à la main, peut transformer cette occasion en pratique. et consommer en conscience, avec une objectivité scientifique.

Déconditionné, il sera frappé de comprendre l’origine des recommandations et préceptes qui demandent à celui qui étudie le Dharma du Bouddha de se tenir à distance des bornes alcoolisées.

 

Franck Joseph

©FJ Jan 2019
Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS

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