Frayeur Nocturne ?

La nuit, lors d’un réveil soudain, les yeux intérieurs s’ouvrent par la déflagration plus ou moins grondante d’une pensée réminiscente.

La queue trempée dans l’eau sombre et les griffes plantées dans le sable de nuit :
Cet animal en devenir peut se muter en une bête obstinée, capable de nous tenir hors de l’océan réparateur jusqu’au lever du jour .
C’est là que se glissent et prennent forme les mots du maître.

« Chaque pensée est illusion et qu’est-ce là donc qui danse sur la toile de ton esprit, sinon une pensée ?
Elle est support vaporeux pour quelque chose qui n’existe pas en dehors du cadre qu’elle crée.
Et la pensée, et la chose sont vaporeuses. La chose n’existe pas sans la pensée. En dehors de l’esprit, rien.

Passe au travers,
Passe au travers,
Pose ta main dans la fumée
Entre la chose et la pensée,

Ton expérience s’invite comme un liant
Plus tu la brasses et la nourris
Et plus cette expérience te semble donner corps aux éléments.

C’est en cessant de nourrir l’expérience que la chose se démantèle et que la pensée disparaît.
Il faut, à un moment, toute une nuit ou toutes les nuits d’une année laisser le mur de l’expérience se faire fumée, puis oser voir au travers et enfin passer le doigt, la main, le bras, le corps…

Il faut, à un moment, l’espace d’un clignement de l’œil interne,
Pouvoir en sourire et voir la paix désépaissir la nuit.

 

Franck Joseph

©FJ May 2019

Poèmes, recueils, articles et romans disponibles en format papier : LIVRES ET RECUEILS

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