Et le Bouddha vida le Temps

Quand le Bouddha dit: « je préfère vivre une journée en conscience que cent ans dans l’illusion », il fait bien sûr état du fait que le premier terme de la comparaison relative est plus bénéfique, plus positif que le second.

Mais ce n’est pas tout. En filigrane, il établit aussi de manière subtile un lien entre conscience et temps, une relation d’annulation.
Il laisse entrevoir qu’ à mesure que la qualité de conscience croît, le temps diminue.

De manière ontologique le temps est ce dont l’illusion a besoin pour se déployer.
La conscience et l’instant sont liés.
La conscience détruit le temps.
Si l’on comprend le développement ultime de la conscience comme l’entrée dans le Nirvana, au regard du paragraphe précédent, cela implique la disparition totale du temps.
Ou le passage dans l’au-delà de l’axe temporel.
Non pas un au-delà où le temps se dilue, un espace fait de plages de temps infinies, mais un au-delà-du-temps.

Franck Joseph

©FJ June 2019
Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS

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