La cause et le coupable (note 1)

Ceci est une note annexe rédigée en complément à la publication suivante : Pas la cause, l’origine : d’où ? (notes)


Les médecines douces, soumises aux réflexes cognitifs des sociétés où elles naissent et évoluent, tendent souvent à rechercher la cause ultime, la cause première, de la même manière que l’on traque un coupable.
Ce type de fonctionnement présente l’avantage d’être rassurant : il donne l’illusion que si l’on identifie le coupable, il sera alors possible de le mettre hors d’état de nuire.
Le chemin psychologique à l’origine de ce biais est semblable à celui emprunté par les tenants de thèses complotistes : Trouver une origine simpliste à un problème complexe donne l’illusion de compréhension d’une certaine conjoncture/structure du monde.

Dans le cas d’une souffrance, plus ou moins somatisée, la présence d’un coupable unique et identifiable est le fruit de nos représentations et raccourcis de convenances. La possibilité de le ‘neutraliser’ l’est tout autant. Il n’est d’ailleurs pas interdit d’envisager qu’un tel coupable, qu’une telle cause sur laquelle on puisse avoir prise n’existe tout simplement pas.

Franck Joseph
©FJ Sept 2020 – All Rights Reserved

Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS

Ce contenu est rendu possible à travers vos Participations
Merci à tous de permettre la continuité de ce projet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s