Syncrétisme des Profondeurs

Libre élucubration basée sur la lecture de « La Rose aux 13 Pétales “ de Adin Steinsaltz


Je ne pense pas que la faiblesse ou l’étroitesse des connaissances que je peux avoir sur la Torah soit un argument suffisant pour contredire cette forte intuition sur l’existence d’une architecture commune entre la Torah et les traditions que j’ai approchées de plus près.

Pourrait-on envisager une méta-architecture, un architecte archétypale, matrice des matrices des différentes traditions authentiques ?
Dans le judaïsme, la Torah est l’expression sous forme de mots du Divin.
Celle ci est le divin même, en mouvement dans le monde.

Pour les bouddhistes, le Dharma, par son double sens de réalité et d’enseignement véhicule une perception analogue.
Contrairement à ce que l’on peut souvent penser, les éléments décrits dans la Torah ne sont pas des prescriptions figées, des recettes de vie à appliquer tel quel.


La vérité est beaucoup plus ouverte, beaucoup plus subtile.
Tout y est adaptation et contextualisation. Elle pénètre pourtant jusqu’au plus quotidien de nos actions et y injecte le sacré.
De la même manière, les 84000 portes du Dharma et le Mahayana ouvrent à l’importance de conscience dans les moindres des gestes.

Autre conception erronée, celle d’une religion faite de jugements, d’anathèmes, de condamnations strictes…
Ici encore les notions de bien et de mal y sont si empreintes de sagesse qu’elles disparaissent au profit de  “bonnes mesures” ou “mauvaise mesure”, non pas au sens de jugement mais de dosage empreint ou non de sagesse dans les actions du fidèle.
Cette conception repose en partie sur l’observation des conséquences et de l’apprentissage . Nous ne sommes pas éloignés des notions de karma et de moyens habiles issus du bouddhisme.

Les divers rapprochements grossièrement brossés dans cette publication n’ont pas prétention au statut de commentaire élaboré…Celui qui les esquisse est bien trop conscient de sa non conformité aux nécessités des canons de théologiens.

Ils relèvent, comme mentionné plus haut de l’intention et j’aimerais beaucoup que les esprits plus compétent que le mien se frottent aux quelques ressentis et intuitions partagés ici.
De leurs productions, je serai lecteur passionné.

Il n’est nullement question non plus de s’adonner à une quelconque volonté ou expression de syncrétisme superficiel.
Pour autant, et c’est là le propos, il s’agit de souligner l’existence d’un syncrétisme des profondeurs, d’où naissent les expressions du sacré, du divin, de la nature de Bouddha et où se rejoignent les enseignements ésotériques des sagesses.

Prendre conscience de ce syncrétisme profond (archétypal, matriciel), pour permettre au pratiquant de chaque tradition de s’en rappeler, de mettre en ligne de mire cette visée spirituelle dans l’œil de chacun d’eux, de leur permettre d’opérer le retour plus profondément, plus joyeusement.
Déculpabiliser les chercheurs fébriles ou hésitants, dégonfler l’angoisse de l’erreur dans le choix des voies.
Je suis parfaitement conscient qu’il n’y a rien de novateur dans les propos tenus ici, mais je sais qu’il n’y a fondamentalement rien d’autre à dire.

Franck Joseph

Text ©FJ Juin 2020All rights reserved.
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2 commentaires

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