Que Pourrions-Nous Être ?


Les mécanismes s’activent et les proies faciles tombent dans l’escarcelle.
Comme ça, l’air de rien.

Je lis ce matin les tweets de Biden. Une fois n’est pas coutume.
La politique américaine ne m’interesse pas. Du moins les êtres qui prétendent l’incarner ne peuvent suffire à me convaincre d’y consacrer de l’intérêt.
Aux USA ou ailleurs.
Pour autant, les mécanismes à l’oeuvre me fascinent.
Egalement, je ne pourrais oublier l’impact qu’ont eu sur moi les cours de droit constitutionnel et de philosophie du droit. A jamais, il matétialisèrent mon grand amour pour cet esprit de liberté qui souffle sur les constituants.

Je lis donc, au déour d’une errance peu productive, les tweets de Joe Biden, lui qui promettait un retour à la nuance et à l’apaisement des esprits… et y vois une rare agressivité.

Celle-ci, comme c’est souvent le cas est déguisée en bienveillance, en altruisme, en responsabilisation paternaliste.

Je vous invite à y faire un tour, pour peu que vous ayez l’estomac mieux accroché que le mien.
Vous y lirez les commentaires –filtrés, bien sûr : ils sont un modèle remarquable de suivisme crétin.

Ne sommes-nous pas face à l’une des plus violentes propagandes de l’hisoire ?

La liberté s’achète à grands coups de soumission. C’est bien connu.
Ceci n’est pas du sarcasme. Ou alors, un sarcasme au carré.

Bref : voici mon propos :

Peut-être ne s’agit-il que du pendant physiologique de ce qui se manifeste déjà largement en terres numériques.
Ici, les réseaux : on nous vend une liberté d’expression en échange d’aspiration de nos données (bien plus privées que ce que l’utilisateur lambda est en mesure d’imaginer).


En dehors des écrans, on nous vend un resto, un voyage, un retour vers le futur, un ‘avant’, un repas déjà mangé…déjà vomi, mille fois, et mille fois repris, pourtant.


Contre une servilité psycho-physiologique.

J’imagine que je supprimerai cette publication. Elle s’éloigne de ma ‘ligne éditoriale’, du moins, de la ligen officielle.
J’ai la faiblesse d’y parler en toute sincérité.

Peut-être pourrais-je le résumer ainsi, et ne conserver que ce dernier passage, sous la forme d’une note allusive, que ne comprendraient que ceux qui…

La sincérité. La vérité.
Cela n’interesse plus personne.
La priorité absolue est désormais la suivante : le confort.

Le confort psychique de pouvoir continuer à faire ce que nous avons toujours fait.

Cela implique de tourner le dos à la vérité, à la sincérité (vérité envers soi même) ?

Quel est le problème, puisque je peux continuer à être celui qu’hier j’étais.
Que sommes-nous devenus ?
Ce qu’effectivement nous avons toujours été.
Et que pourrions-nous être ?

Franck Joseph
All Rights Reserved – May 2021

2 commentaires

  1. En effet, la vérité est un problème.
    Elle ne change pas au gré des saisons, ne se décline pas selon la mode, est tenace.
    Et puis elle se vend mal.
    heureusement, une bonne couche de mensonge peut la rendre moins visible.

    Aimé par 1 personne

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