Tristesse Electrique

La tristesse électrique d’un bus retour
traverse les villes indifféremment.
D’habitude seuls, dans l’attente de l’après,
les passagers patientent les oeillères fermées en tunnel de soirée,

Je suis parmi eux.
Parmi les couleurs de cantine rouge au métal des barres,
au jaune des plastiques en caches.

Les adultes perdus dans la crèche mouvante.
A l’heure de la sortie, de l’ouverture des portes
On aimerait croire que l’illusion électrique
prend fin avec le pied sur le trottoir.

Franck Joseph
©FJ Oct 2020 All rights reserved.
Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS
Soutien et Participation

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