Great Reset : Peine Perdue

Une théorie me passe au travers.
A l’instant, en plein jogging automnal : elle est en relation avec les évènements chaotiques que nous vivons collectivement.
Bien que je n’en réclame pas la paternité, il ne me semble pas l’avoir entendue relayée, ce qui, évidemment, n’est en rien une garantie de sa non existence.
Zeitgeist, l’esprit du temps, veut qu’il en aille autrement.

Dans tous les cas, en cet instant cette théorie éclot en mon esprit.
Si je la présente ici sous une forme affirmative, ce n’est pas le résultat d’une confiance arrogante dans ce qu’elle contient mais une volonté de ne pas recourir à une interrogation interminable de type : « Et si… ? »

La voici : Ce que l’on nous présente comme le Great Reset, le Grand Retournement, La Fin de L’Abondance, le Nouvel Ordre Mondial… n’est pas l’émergence d’un complot fomenté depuis des décennies visant à placer l’humanité sous le joug d’un délire techno-dictatorial.
Il n’y a pas d’élite suffisamment puissante pour instrumentaliser le réel au point de le contraindre à pénétrer le tunnel obscur qu’elle aurait préparé à cet effet.

Ce qui se passe et qui nous fait tant frémir, causant jusqu’à un tiers des sociétés occidentales en proie à des manifestations d’anxiété, voire de panique, est le recours en urgence à un scénario fantasmé par ses sociétés dites secrètes et constituées de personnes issues des cercles dirigeants.
Le lien de causalité doit alors être retourné.

Ce n’est pas l’application du Grand Reset qui nous vaut l’effondrement pluri-systémique auquel nous assistons pétrifiés par les injonctions contradictoires permanentes que l’on nous envoie à la figure.
L’effondrement financier, écologique, intellectuel, énergétique…est en cours depuis plusieurs années et toutes les tentatives pour le masquer connaissent un échec croissant.
Le scénario sur lequel est inscrit la double réduction de la population (chronologiquement, au sens premier, puis au statut d’esclave d’une caste dominante) connait désormais une tentative d’actualisation desespérée.

Le but pour la caste en question est de ne pas voir son quotidien broyé au même titre que le quidam et de maintenir l’ascendant dont elle jouit, sous une forme ou une autre.
Le Great Reset est la dernière chance qu’ont ces personnes de ne pas être aplatie par la grande dameuse de l’Histoire de l’univers.

Cette perspective ôte d’emblée le fatalisme que l’on peut ressentir en subissant les assauts de la propagande associée au Grand Reset.
En effet, dire que quelque chose va se produire, dire que l’on veut que quelque chose se produise, hurler cette volonté, la répéter encore et encore via tous les vecteurs possibles…n’est pas suffisant pour que cela se produise.

Il est très probable que l’effondrement inévitable de nos systèmes en cours soit de l’ordre du tsunami, tandis que le Great Reset relève des quelques briquettes empilées sur la plage avec une truelle en plastique.
Nous ne sommes pas leur jouet.
Cette impression naît de la distorsion effrayante que sculpte le narratif.

Ainsi, les ingénieurs de ce plan d’horreur seront emportés au même titre que le système en cours d’effondrement, dont ils sont, au final, indissociables.
Ils sont le bébé, l’eau du bain, la baignoire, la source et la canalisation de ce qui s’ecroule si bruyamment.
Et tout cela doit disparaître.

Il contrôlent le narratif et les vecteurs du narratif.
Ils ne contrôlent pas le réel.

Le réel est tout puissant.
Le réel est le Tout-Puissant.
Eux, non.

©ndraw@protonmail.com
October 2022
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