Hier soir, nous disions qu’il n’est pas forcément pertinent de répondre à la question « qui suis-je ? » qui est pourtant celle vers laquelle toutes les pratiques orientent.
Cette question laisse entendre que, lorsque j’y aurai répondu, je connaîtrai enfin l’éveil, la félicité.
Il est plus pertinent d’inviter le pratiquant à répondre à la question « qui ne suis-je pas ? »
De deux manières :
-Cela lui permettra d’être plus concrètement sur le chemin de l’épluchage : enlever toutes ces croûtes que je pense être moi et qui ne le sont pas (neti, neti des pratiques indiennes traditionnelles)
-Qui ne suis-je pas ? Si je ne suis ni ceci, ni cela, ni rien de tout ceci, de tout cela, alors, ya-t-il quelqu’un que je ne sois pas ?
C’est à dire que lorsque l’on a épuré les troubles identitaires, versions troublées de nous-mêmes,
N’être rien, ainsi, c’est être tout.
C’est sur ce point que réside une des ouvertures vers la compassion.
En n’étant rien, nous pouvons connaître n’importe lequel des éléments du tout.
La vraie compréhension est une compassion.
©FJ ndraw@protonmail.com – Fev 2023
–Recueils – Participations -Pratique
Beautiful.
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Thank you.
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