L’activité « pensées » représente un effort.
La machine à laver le linge est alimentée par le courant électrique, elle-même produite grâce au charbon.
Observer l’effort, l’énergie qui sous tend l’activité est subtile.
Une telle observation fine de ce qui se produit au point de contact entre la pointe métallique et la prise murale,
entre le charbon jeté au foyer et le feu,
Entre l’effort et le tambour/foyer des pensées.
Observer cela implique
d’être entré en contact avec cet aspect du phénomène psychique.
Autrement que par la source d’énergie, le phénomène peut s’aborder par ses conséquences,
Le linge n’est jamais lavé, dans cette machine crânienne, le linge reste sale et moisit avec le temps.
L’usine psychique est producteur de chaos, elle inonde le marché de notre réalité de mille babioles en plastique, dont nous ne savons que faire,
Nos intérieurs en sont remplis et disparaissent derrière le vulgaire.
Observer le contraste entre la prise murale de conscience et le câble d’alimentation de la « machine à salir » est l’étape initiale de l’investigation
Que se passe-t-il si je la pose là,
Si je ne la branche pas ?
Comment cela impacte-t-il nos expériences du réel ?
J’en viens à oublier de brancher le câble,
Un nouveau matin se dessine,
Le soleil se lève sur un monde inexploré… où chaque instant surgit, où l’instant n’existe pas.
Car le temps est un,
indissociable,
pas d’instant en avant,
pour atteindre les autres,
où l’écran s’électrise devant la pupille et crée les mondes incessants,
Crée les mondes et occulter les mondes.
