« Quelle est ta croyance sur l’après vie ? »

« Et toi, quelle est ta croyance sur l’après vie ? »

Cette question, abruptement posée, déchire la pellicule des usages et somme l’intéressé de répondre.
Les yeux figés des quelques personnes alentours s’écarquillent, à l’incursion de profondeur que cette interrogation représente dans une croûte de surface endurcie par l’ennui de l’air ambiant.

La réincarnation ? La transmigration des âmes ? Le paradis ou l’enfer ? Et le jugement dernier ?
Bien qu’il eût préféré s’enfuir dans la dérision, s’enfouir dans les sables mouvants du quotidien, il n’hésita pas à saisir cette fenêtre de vérité qui s’ouvrait devant lui.

Depuis le temps qu’il cherchait à nager au-delà de cette plage usuelle de mensonges, il en trouva ici l’accès :

-Tout ce qui est mis en mouvement se prolonge.

Les forces ainsi lancées, petites ou grandes, franches et dévastatrices ou timides et tâtonnantes se prolongent à la mesure de ce qu’elles sont. En une danse de bouquets, elles se joignent, se séparent, se rejoignent et dansent encore.
Elles se disloqueront pour, un jour, se fondre dans l’espace.
Ce n’est pas tout. Ce n’est en fait qu’un seul des niveaux de lecture de ce que soulève la question de l’après vie.

Une autre dimension se superpose et la transcende.
Les vents dansants ne se constatent qu’à un certain niveau d’expérience.
Depuis une autre position d’appréciation, sans pour autant nier ce premier degré, les bouquets d’énergies se font et se défont sous l’œil élargi de la nature même.
Sur le substrat commun à tout ce qui se fait et se défait, et sur les jeux particuliers se pose une conscience apaisée.
Sous l’œil de cette conscience, ils n’ont de réalité que les uns par rapport aux autres et dans le monde où ils s’expriment.
Le regard de conscience.
Cette conscience du regard est teintée d’une profonde sérénité, d’un pouvoir embrassant sans borne et sans étiquette.

Une troisième perspective, dépassant les deux précédentes, ne s’interroge pas sur les questions de vie et d’après vie.

1- Le bleu tel qu’un aveugle de naissance se le représente. « Le bleu est ceci, le bleu est cela ».

2- La réalité de la vue d’un aveugle de naissance. Le fond sombre et « ce que je vois » sur la toile d’obscurité.

3- L’obscurité

ou

1-Il y a ce qui s’éteint
2-Ce qui regarde s’éteindre
3-L’essence du regard

Franck Joseph

©FJ April 2019
Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS
Crédit Photo: FJ

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