A la lecture de Walden (Note)

A la lecture de Walden ou la Vie dans les Bois (Henry David Thoreau)



J
e redécouvre que les travers de l’homme sont totalement décontextualisables.
Il est possible de les désindexer des contextes spatiaux et temporels d’où ils s’expriment et de les observer en tant que tels, comme travers universels.

Lorsque Thoreau, pour prendre un exemple entre mille, mentionne une sophistication de moyens qui ne rencontre pas une sophistication de fins, se réfère aux innovations techniques de son époque (chemin de fer, télégraphes..).
Quelques paragraphes plus loin, il fait état de la nécessité de prendre en compte le coût annexe ou induit,  lorsqu’il s’agit de comparer la modalité technique (voyage en train) et son pendant de sagesse (voyage à pieds).

Il s’aperçoit alors que les arguments de rapidité et d’économie ne sont pas nécessairement pertinents lorsque l’analyse s’élargit à des paramètres  incluant coût réel (ensemble des éléments non dépensés par le marcheur) et qualité de vie.

En se plongeant dans son époque il transcende dans le même mouvement tout risque de casuistique embourbée dans la myopie forcenée des acteurs — par essence toujours furieusement contemporains d’eux-mêmes.

Je me souviens, alors étudiant en littérature anglo-saxonne, avoir été traversé d’un vertige similaire en opérant un retour consterné sur le pouvoir démontré par Shakespeare à la lecture d’Hamlet.

Plus de 400 années avant notre naissance, le dramaturge est capable de nous happer dans des intrigues écrites pour et dans un contexte radicalement différent du notre. J’observai alors, pour la première fois, les constantes de la nature humaine.




Remarquons aujourd’hui que c’est ici précisément la raison pour laquelle la pratique spirituelle ne saurait endosser les vêtements de son époque comme des attributs nécessaires à sa pertinence, ou à son efficacité.
Les magmas en mouvement sous la croûte de l’homme n’ont que faire des aléas et adaptations conjoncturelles. 

Ce qui nous approche comme la combinaison de saison indique simultanément l’ineptie inhérente à la démarche.
Observons.

La spiritualité n’a pas besoin de démarche, d’uniformes, ou de mise à jour.
Évitons les effets de mode, de langage, les attitudes.
Et voyons ce qui reste.

Franck Joseph

©FJ December 2019 
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