Destructuration Psychologique Planétaire

Janvier 2021 : Ce que je constate est une destructuration psychologique des individus à l’échelle planétaire.

Les environnements professionnels
et leur potentiel de captation des forces de projection sont inaccessibles .

Les sphères culturelles et associatives auraient pu proposer un dérivatif très sain à cette situation et ainsi compenser la pauvreté, l’étroitesse des champs d’épanouissement que propose le monde professionnel. Celles-ci sont également rendues impraticables.

Les pressions idéologiques qui ont cours au sein des institutions communément appelées éducatives œuvrent à briser les liens familiaux, jusqu’ici derniers bastions de la santé mentale de l’individu.

Toujours à l’encontre de cette unité familiale, les agencements récents du cadre légal qui semble évoluer à la fois vers une pénalisation de ce qui est unilatéralement désigné comme un séparatisme (notons à cette occasion la stratégie grossière consistant à utiliser l’exemple outrancier pour justifier de l’utilité d’une mesure, au lieu d’arguer sur les fondements de la nécessité d’une telle mesure — sur un modèle de type : quelqu’un a commis un meutre avec un couteau, donc rendons le couteau illégal…),
ainsi qu’en direction d’un plus-grand-intéret « sanitaire » (rôle du responsable parental tendant à se restreindre dans la décision d’administration d’un traitement pour l’enfant — et pour lui-même – expropriation des corps).

En parallèle de cette entreprise de destructuration psychologique par réduction drastique des repères socio-économico-culturels, on observe une volonté furieuse d’infantilisation de l’adulte, normalement psychologiquement indépendant.

Le vocabulaire des dirigeants à l’égard de ce peuple adulte ( le « Monsieur Déconfinement », le « Monsieur Vaccins, « Papy, Mamie…. ») révèle cette tentative d’entrisme du politique dans le domaine des représentations affectives de l’adulte. Il s’affiche comme notre papa, notre maman… et suggère insidieusement qu’en tant que tel, il est impossible qu’il ne veuille pas notre bien.

Je m’interroge sur la finalité de ce que j’observe, notamment sur la possibilité que tout cela puisse viser à l’abolition de notre pouvoir décisionnel, au renforcement de l’emprise du pouvoir en place, non pas par extension de leur domaine d’action existant, mais par réduction de notre sphère d’indépendance. Nous-mêmes, sommes conduits à réclamer la restriction de nos libertés. « Protégez-nous, protégez-nous ! »…

Il serait assez inabouti de plier aux appels des interprétations que l’on dit aujourd’hui complotistes. Celles-ci voudraient que l’ensemble des déroulements actuels soient le résultat d’une volonté concertée dans le secret des alcôves feutrées.
A côté de cette interprétation, j’aimerais suggérer qu’il est possible qu’il s’agisse d’un développement hybride, c’est-à-dire que l’orientation générale ne change pas, mais elle serait davantage le résultat d’une conjoncture opportune : nous assisterions alors à une utilisation perverse des faits qui se sont déployés dans notre réalité partagée.
Ceux-ci seraient l’occasion d’un dévoiement des structures démocratique et d’une accéleration de l’emprise, de la création d’un couloir de sidération, au cours duquel de multiples ouvertures et possibilités apparaissent (juridiques, commerciales … ) pour la caste dirigeante.

Je connaissais les intérêts mercantiles d’une destructuration psychologique (quête d’identification permanente via les comportements consuméristes, entrée dans la danse marketing-besoin-questionnement-consommation-frustration ….)
J’en approche aujourd’hui – et cela me glace– la portée politique.


Franck Joseph

©FJ Jan 2021All rights reserved.
Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS
Ce contenu est rendu possible à travers vos Participations
Merci à tous de permettre la continuité de ce projet.

4 commentaires

  1. L’histoire nous a appris qu’il ne faut pas sous estimer jusqu’à où peuvent aller des dirigeants pour obtenir plus de pouvoir et de contrôle. L’instrumentalisation par la peur est un grand classique. L’horreur et la déshumanisation ne sont pas l’apanage du passé. Je ,tu, ils, nous avons le devoir d’être des sentinelles
    , au nom de la dignité humaine.

    Aimé par 1 personne

  2. Salut Franck,
    En effet, je fais sensiblement le même constat que toi. J’espère cependant que nous serons assez lucides pour ne pas nous laisser entrainer vers une idéologie construite sur les doutes, la peur, et la méfiance.
    Ce sont là les instruments les plus redoutables de la casse psychologique, que ce soit au niveau familial, local, national, ou mondial. Ces instruments ne fonctionnent que si l’on cède au doute, et à la panique.
    Le sang froid, et la retenue peuvent nous aider à ne pas nous laisser envahir par un sentiment incontrôlable de peur.
    Merci en tous cas pour ta réflexion à ce sujet.

    Bien à toi, et belle année 2021

    Ben

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Benjamin,

      Merci beaucoup pour ton message. Il tombe à point nommé.
      Cet article que tu commentes a été rédigé ce matin au reveil et posté tel quel…j’étais parfaitement conscient qu’il lui manquait une conclusion ouvrant sur un registre — comme tu le dis — hors d’atteintes des mécaniques constatées : c’est exactement cette sortie que tu proposes.
      Merci à toi donc, pour cette ‘conclusion’.
      Egalement, je te souhaite une très bonne année 2021.

      A bientôt
      Franck

      Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s