L’Apparence Du Bonheur

A certaines personnes,
L’apparence du bonheur suffit.

Elles se convainquent elles-mêmes qu’en se conformant aux agissements, comportements et répliques des gens que l’on pense heureux, la messe est dite et, il n’y a rien d’autre à espérer.
Ces attitudes sont largement véhiculées par des modèles sociétaux, eux-mêmes nourrissant et se nourrissant des produits de la sphère médiatico-culturelle.
Il est à remarquer que de tels simulateurs sont animés par un climat intérieur qui peut être double.
Ils oscillent entre ces deux termes ou les cumulent avec des dominantes alternées.

– Une despérance abyssale : faire semblant d’être heureux est l’état le plus proche du bonheur qu’il nous serait possible d’investir : il n’y a rien de mieux à espérer.
Le bonheur est toujours simulé, alors simulons.

-Une peur abyssale : leur stratégie est de se maintenir en surface, dans l’épaisseur des apparences et tout en affichant le plus crédible des alibis (je suis parfaitement heureux, regardez donc, chacune de mes attitudes vous le prouve), ils se soustraient à la quête du sens réel de l’existence, ainsi qu’à toute perspective d’épanouissement authentique.

Parfois, ce type de non approche (de distance d’avec la vie) peut consituer un modèle familial.
Deux individus, chacun traumatisé à sa manière se rapprochent et se confortent réciproquement dans la non nécessité de creuser la croûte du quotidien.
Alors ils demeurent ensemble à grelotter au gré des vents.

Mais que se passe-t-il lorsque l’un d’eux décide de poser sa coquille abimée et d’investiguer ce qui se passe aux alentours.
Insufflé d’un esprit de clairvoyance, il perçoit que la vie essaime plus loin que le périmètre des apparences où il s’était circoncis.
Il lui faudra redoubler de courage pour insuffler à son tour à sa moitié l’envie de poser la coquille d’apparences et pour ne pas céder aux frappes du doute qu’elle ne manquera pas d’emmetre lorsque chaque pas vers la profondeur est accompagné d’une rafale de secousses insupportables sous la coquille.

On ne peut libérer l’autre à sa place.
L’affermissement de la foi dans sa nature libre et multidimensionnelle pourra inspirer la personne restée sur le pont sous les pluies battantes, un sourire convenu sur le visage, jacassant au gré des jacassements ;

Un pas après l’autre,
Elle prendra confiance dans ce qu’il ne connaissait pas quelques temps aupraravant
Tout en sachant qu’elle ne défriche rien vraiment.
Elle ne fait que retourner vers le connu.

©FJ April 2022
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