Il y a quelques années encore Je l’aimais bien. Nous construisions mille jeux D’équilibre, d’adresse et de patience. Je ne le pressais pas Et lui
Il y a quelques années encore Je l’aimais bien. Nous construisions mille jeux D’équilibre, d’adresse et de patience. Je ne le pressais pas Et lui
En entrant dans la chambre, ce soir là, il ne se doutait pas vraiment de la décision qu’il allait prendre.
Fermer la porte de maison sur sa famille Tout quitter, pour se rendre au dojo C’est être renonçant. Fermer la porte du dojo sur la
En Kinhin — c’est le nom donné à la marche méditative dans le zen Soto — les gens se suivent. Je suis les gens. Je
-Papa, est-ce que, une maison aussi, ça a une vie? -Bah…oui… -Comment c’est possible si elle a pas d’zyeux, pas d’bouche, pas d’oreilles? Voici la
Etre rempli de pluie Traversé par les milliers de gouttes Ruisselantes et crépitantes Sur les tôles ondulées de nos crânes Être vide de mots, Poème
Voir tous faire quelque chose Chacun pour soi et ensemble. L’encens ensablé ici, Le coussin ajusté là, Le manteau accroché plus loin. Unis par le
Ce qui acidifie la nuit Lorsque le sommeil est fendu Une brèche dans la nuit est ouverte, et l’état de sommeil, brusquement, prend fin. La
Ne pouvant jamais observer le jour le jour, Nous regardons le jour la nuit. En habitant le jour, comment le verrions-nous? Objets et personnages, tous
Quand il réclame attention, Tu exiges performances. Quand il ouvre le sac d’amour Tu le remplis de codes de conduite. Il ne peut pourtant cesser
Et lorsque tout est un, Alors tout s’éteint. Plus de ferveur transpirante, Finie l’ardeur dépensée A entretenir le deux, A tronçonner le un En dix
Une guitare posée, sans humain pour la jouer. Quelques cordes espacées Pour que l’air s’y prélasse Avec légèreté, en respectant les cordes. L’air connaît tous
Voilà mon tour de garde, on me passe l’habit. Seul au sommet du mât, matelot en vigie, Moi qui aime tant le chaloupé langoureux de
Assise, seule, au bout du ponton de bois, Les pieds dans l’eau, elle parcourt l’océan. Elle est de ceux qui vivent la vie sans que
Celui qui reçoit insultes, humiliations, dénigrements, qui est-il? Avec la réalisation que celui-ci n’a jamais existé, disparaît la souffrance. Quelle joie d’avoir tout ce matériel