La Part de l’Esprit (Dans une Pandémie)

De plus en plus, je pense qu’il est important que nous nous familiarisions avec l’idée selon laquelle les phénomènes sont une concrétisation extérieure d’une projection individuelle et collective de nos fonctionnements intérieurs.


Dans une boucle, l’ensemble communique et s’auto entretient.
Enfermés dans les tourbillons de la boucle, nous sommes étrangers à la réalité de ces usines à expériences. Au-delà des simples réalités de psycho-somatisation, osons entrer dans la salle des machines.

Une pandémie peut très bien, en suivant ce cheminement, être l’actualisation collective (sous forme symptomatique) d’un ensemble de conditionnements intérieurs.
Les individus, avec la fourche de la peur, labourent leur terrain intérieur et créent les conditions de réalisation de l’élément qu’ils ne souhaitent pas voir réaliser.
En investissant le “ne pas vouloir réaliser”, ils nourrissent l’émergence de l’épisode pathologique.

Anticiper la non-réalisation, c’est — peut être de manière contre intuitive — nourrir la crainte de la réalisation et déstabiliser la sérénité de nos paysages intérieurs.
Alors se crée le décrochage, la rupture de sérénité.

Celle-ci, par la force même de nos appréhensions peut prendre la forme d’une actualisation pathologique.

Comme les intempéries dessinent le territoire,
Nos climats intérieurs sculptent les paysages qui s’y forment.

Par la peur, l’appréhension, l’anxiété, nous rendons présents à nos pensées ce  dont même nous ne souhaitons pas voir la réalisation (“si j’ai peur de x, je pense à x”).
Cette convocation psychique, quand bien même elle prendrait la forme d’un rejet anxieux, met en branle les mécanismes de réalisation.
A leur tour, ils confirment nos états intérieurs et ceux ci amplifient les conditions de réalisation.

Dans le cas de la pandémie (collective), ou de la pathologie (individuelle), il faut donc prendre beaucoup de précautions à l’énonciation de symptômes potentiels, car ceux ci risquent bien de devenir la forme même que  — inconsciemment — nous donnons à la maladie.

Est-il alors, totalement inconcevable de penser qu’un gouvernement, une institution de pouvoir, ou un détenteur de crédibilité (médecin, conseils…), puisse, plus ou moins consciemment, selon que l’on souhaite ou non donner à ces lignes un tour sombre, façonner la forme que prendra la pandémie ?
Qu’en serait-il enfin, s’il s’agissait d’une organisation  mondiale, chargée de la santé ?

Retournons la situation, et imaginons les perspectives merveilleuses qu’ouvriraient de tels mécanismes de projection,
Imaginons les boucles vertueuses qui se mettraient en place si les individus et les sociétés devenaient conscientes de tels mécanismes,
Si, par l’application de la conscience, l’observation apaisée de ce qui , potentiellement, se joue, ils désamorçaient les engrenages et vidaient de leur force les effets d’entraînement en cours d’opération..

Comme une fenêtre qu’on ouvre à un essaim d’abeilles prisonnières,
Comme les deux rails d’un circuits d’engins devenus fous,
Que l’on désolidarise soudain.

Franck Joseph
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Les articles et méditations sont disponibles en version papier ici : RECUEILS
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