2h30 de marche, aucune idée. 2h30 de marche, anesthésié… Par un contenu audio vissé dans les oreilles. Passionnant, pourtant, mon intérêt est aiguisé. Passionnant mais
2h30 de marche, aucune idée. 2h30 de marche, anesthésié… Par un contenu audio vissé dans les oreilles. Passionnant, pourtant, mon intérêt est aiguisé. Passionnant mais
Quand sonne l’heure des écuelles à l’enfilade, en pas serrés, la moue froide et le regard vide ton cœur ne cherche-t-il pas à t’évader ? Quand
Toucher la racine du désir y habiter assez longtemps pour assister à sa naissance l’aimer comme une couleur qui naît à l’horizon recueillir le désir avant
Et lorsque sur le trajet de tes yeux tu vois à la fois la barre verticale de ta cellule puis, plus loin et floutée, celle
Comme une vague de mer sans marée jamais n’avance vraiment Et les creux de l’aride craquelés par l’amer offrent au solitaire Les gouffres abruptes du
Contre la roche, le cliquetis de l’eau que les vagues nourrissent. Voilà mon maître. Elle enseigne sans lexique, sans vocables, ni syntaxe. Mais c’est bien
Seul, assis, retrouve la joie
simple et jaillissante
du Bouddha
Mon corps entier en composteur matières et émotions en décomposition fermentent et sédimentent doucement Les strates basses chaleureuses et fécondent étonnent encore celui qui vient
Could we jump off our ill-being
To the pure heart of Being ?
Seul, assis, remonte le fil Entre les mains, il glisse Rattrape-le encore Et redescends son cours Les fils que l’on tend sont des liens qui
A quoi ressemble une vie sans méditation ? A une interminable piste de ski que l’on dévale, où s’enchainent virages, bosses, crevasses, poudreuse et neige glacée.
Juste des dunes de sable qui s’amoncèlent en enfilade que le vent chasse, indifférent de page en page, les mots s’empilent, et se défont Pour
Au cœur de l’action du nomothète, la différentiation entre l’homme et la nature. Dans le langage, la perdition. moi, je nomme ceci moi, je nomme
L’identité est l’écume. les yeux de notre être se laissent hypnotiser par les bulles elles pétillent, frémissent, éclatent ou s’agglutinent. large, tranquille et sans urgence,
La beauté liquide serait-elle toujours disponible derrière mon regard ? Lorsque le beau abonde Il faut que le trop plein coule limpide le long des